Dans ce guide · 11 parties
- 1Ce que coûte chaque euro que tu te verses
- 2En SASU : salaire, dividendes ou les deux
- 3Valider tes trimestres de retraite en SASU
- 4En EURL : la règle des 10 %
- 5EURL à l'impôt sur le revenu ou à l'IS
- 6Garder l'IS à 15 % et laisser le reste dans la société
- 7Flat tax ou barème pour tes dividendes
- 8Verser tes dividendes dans les règles
- 9Ce qui ne tient pas
- 10Questions fréquentes
- 11Sources
L'essentiel en 30 secondes
- En SASU, un salaire coûte cher : 2 000 € net par mois reviennent à environ 3 605 € pour ta société. Il t'ouvre la retraite et les indemnités en cas d'arrêt, pas le chômage.
- Les dividendes paient d'abord l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice), puis la flat tax de 31,4 %, sans cotisations ni droits.
- Dans nos calculs en SASU, le tout-dividendes laisse le plus d'argent en poche à 40 000, 100 000 et 150 000 € de bénéfice ; le moitié-moitié ne gagne qu'à 60 000 €, de 225 €. Mais sans salaire, aucun trimestre de retraite.
- En EURL, les dividendes au-delà de 10 % du capital, des primes et des comptes courants supportent les cotisations : l'EURL se pilote plutôt par la rémunération.
- Ce que tu laisses dans la société ne paie que l'IS. Verse-toi ce dont tu as besoin, et garde le reste si la société en a l'usage.
Ce que coûte chaque euro que tu te verses
Un salaire est une charge de la société : il réduit son bénéfice, donc son impôt, mais il supporte des cotisations. Un dividende, lui, se prend sur le bénéfice après impôt sur les sociétés : pas de cotisations en SASU, mais pas de droits non plus.
Ordres de grandeur 2026, président de SASU sans assurance chômage et sans réduction générale. Le calcul exact dépend de ton foyer et de ton bénéfice.
Exemple chiffré
Pour 100 € de bénéfice distribué en dividendes
- Impôt sur les sociétés (15 %)
- 15,00 €
- Flat tax sur les 85 € distribués (31,4 %)
- 26,69 €
- Dans ta poche
- 58,31 €
Au-delà de 42 500 € de bénéfice, l'IS passe à 25 % : il te reste alors 51,45 €, soit environ 48,5 % de prélèvements.
Sources : règles du simulateur officiel de l'Urssaf (version du 1er juillet 2026) ; CGI art. 200 A et 219 ; service-public.fr, fiche F2613.
Partie 1 : En SASU : salaire, dividendes ou les deux
Le salaire est déductible du bénéfice de la société. Il supporte des cotisations élevées, mais il t'ouvre des droits : retraite, indemnités journalières en cas d'arrêt, santé. Pas d'assurance chômage pour le président, même avec un salaire.
Les dividendes se versent après l'approbation des comptes, sur le bénéfice après impôt. Ils sont taxés à la flat tax de 31,4 %, ou au barème sur option, sans aucune cotisation, et n'ouvrent aucun droit.
Exemple chiffré : ce qu'il te reste par an
| Bénéfice avant ta rémunération | Tout en salaire | Moitié salaire, moitié dividendes | Tout en dividendes |
|---|---|---|---|
| 40 000 € | 21 506 € | 22 541 € | 23 324 € |
| 60 000 € | 30 730 € | 34 010 € | 33 785 € |
| 100 000 € (couple, 2 enfants, conjoint salarié) | 46 906 € | 53 470 € | 54 365 € |
| 150 000 € | 68 019 € | 78 288 € | 80 090 € |
En gras, la répartition qui laisse le plus. Personne seule sauf mention ; après cotisations, impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu, dividendes à la flat tax. Pour le couple, impôt de tout le foyer déduit, salaire du conjoint non compté. Calculs faits avec les règles du simulateur officiel de l'Urssaf.
Ce qu'il faut faire
- Fais comparer plusieurs répartitions avec ton bénéfice et ton foyer : le meilleur choix change d'une situation à l'autre.
- Décide ta rémunération par écrit, par une décision datée de l'associé unique, avant de la verser.
- Si la retraite compte pour toi, garde au moins le salaire qui valide tes trimestres (partie suivante).
Attention : le choix qui laisse le plus d'argent n'est pas le plus protecteur. Tout en dividendes, plusieurs années de suite, c'est aucun trimestre de retraite et pas d'indemnités en cas d'arrêt maladie.
Sources : CGI art. 200 A ; service-public.fr, fiche F2613 ; règles du simulateur officiel de l'Urssaf (cas tests T21 à T24).
Partie 2 : Valider tes trimestres de retraite en SASU
Le président de SASU cotise pour sa retraite comme un salarié, mais seulement sur son salaire : payé uniquement en dividendes, il ne valide aucun trimestre. Un salaire modeste suffit pourtant à valider l'année entière.
Le chiffre à retenir
Ce qu'il faut faire
- Vise un salaire brut annuel d'au moins 7 212 € si tu veux tes 4 trimestres, ou un multiple de 1 803 € : juste en dessous d'un palier, tu paies des cotisations sans le trimestre suivant.
- Le décompte se fait sur le salaire de l'année civile, pas sur ton temps de travail.
- Revois le montant chaque année : le seuil suit le SMIC du 1er janvier.
Bon à savoir : si une autre activité te fait déjà valider tes 4 trimestres dans l'année, ce salaire n'en ajoute pas : on ne valide jamais plus de 4 trimestres par an, toutes activités confondues.
Attention : valider 4 trimestres ne garantit pas une bonne pension. Son montant dépend aussi des salaires sur lesquels tu as cotisé, et un petit salaire ouvre peu de droits en cas d'arrêt maladie.
Sources : service-public.fr, fiche F1761 ; CSS art. R. 351-9 ; BOSS, Assiette générale, § 1140.
Partie 3 : En EURL : la règle des 10 %
Le gérant associé unique d'une EURL est travailleur non salarié. Ses cotisations sont plus faibles que celles d'un président de SASU, environ 40 à 45 % de sa rémunération nette, mais il n'a pas droit au chômage. Sa rémunération est déductible du bénéfice de la société et imposée comme un salaire, avec l'abattement de 10 %.
Le piège est du côté des dividendes : la part qui dépasse 10 % du capital, des primes d'émission et des sommes laissées en compte courant supporte les cotisations sociales, comme une rémunération, en plus de l'impôt sur les sociétés. Avec un capital de 1 000 €, seuls 100 € de dividendes par an y échappent.
Exemple chiffré : ce qu'il te reste par an
| Bénéfice avant ta rémunération | Tout en rémunération | Moitié-moitié | Tout en dividendes |
|---|---|---|---|
| 40 000 € (capital de 1 000 €) | 26 241 € | 23 469 € | 19 352 € |
| 60 000 € (capital de 1 000 €) | 36 295 € | 34 575 € | 27 440 € |
| 100 000 € (capital de 10 000 € et 20 000 € en compte courant) | 56 787 € | 57 190 € | 44 587 € |
| 150 000 € (couple, 2 enfants) | 94 651 € | 88 280 € | 66 908 € |
En gras, la répartition qui laisse le plus. EURL à l'IS, personne seule sauf mention, dividendes à la flat tax sous le seuil des 10 % et aux cotisations au-delà. Calculs faits avec les règles de l'Urssaf pour les travailleurs indépendants (réforme de l'assiette) et l'impôt sur les sociétés. Avec 30 000 € de capital et de compte courant, le seuil des 10 % monte à 3 000 € : c'est ce qui rend le moitié-moitié intéressant à 100 000 €.
Ce qu'il faut faire
- Calcule ton seuil : 10 % du capital, des primes d'émission et de ton compte courant d'associé. Les intérêts de compte courant qui te sont versés comptent avec les dividendes.
- Fixe ta rémunération par une décision datée de l'associé unique, et garde-la en rapport avec le travail fourni.
- Avec un petit capital, pilote d'abord par la rémunération, et ne verse des dividendes qu'en connaissance de cause.
Sources : CSS art. L. 136-3, II-2° ; BOFiP BOI-RPPM-PVBMI-40-30-30-20 § 390 ; impots.gouv.fr, réforme de l'assiette sociale ; CGI art. 39 et 62.
Partie 4 : EURL à l'impôt sur le revenu ou à l'IS
Une EURL détenue par une personne physique est à l'impôt sur le revenu par défaut. Tout le bénéfice est alors imposé chez toi et supporte les cotisations, même s'il reste dans l'entreprise, et ta rémunération n'est pas une charge déductible.
Avec l'option pour l'impôt sur les sociétés, ta rémunération devient une charge déductible, et ce qui reste dans la société ne paie que l'IS, sans impôt personnel ni cotisations tant que tu ne te le verses pas. C'est intéressant quand ton bénéfice dépasse nettement ce dont tu as besoin pour vivre, ou quand ton foyer est fortement imposé.
Le calendrier
Avant la fin du 3e mois de l'exercice visé (à la création : case à cocher sur le formulaire d'immatriculation)
Jusqu'au 5e exercice qui suit celui de l'option
L'option devient définitive ; après une renonciation, on ne peut plus opter à nouveau
Ce qu'il faut faire
- Vérifie ton régime actuel : tes statuts, le courrier d'option ou ta déclaration de résultats (2065 à l'IS ; 2031 ou 2035 à l'impôt sur le revenu).
- Fais chiffrer les deux régimes sur plusieurs années avec ton expert-comptable avant d'opter.
Attention : revenir à l'impôt sur le revenu coûte cher, car les bénéfices et les réserves sont alors considérés comme distribués et imposés. Et à l'IS, la règle des 10 % s'applique à tes dividendes.
Sources : CGI art. 239 ; BOFiP BOI-IS-CHAMP-40 ; BOFiP BOI-IS-CHAMP-20-20-30 ; service-public.fr, fiche F23575.
Partie 5 : Garder l'IS à 15 % et laisser le reste dans la société
Les 42 500 premiers euros de bénéfice sont taxés à 15 % au lieu de 25 %, à trois conditions : un chiffre d'affaires de moins de 10 millions d'euros, un capital entièrement libéré, et un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou par une société qui remplit elle-même ces conditions.
Exemple chiffré
Laisser de l'argent dans la société ne coûte que l'IS : environ 15 %, contre 41,7 % une fois distribué en dividendes. Verse-toi ce dont tu as besoin pour vivre, et garde le reste si la société en a l'usage (investissement, trésorerie de sécurité) : tu pourras le distribuer plus tard.
Ce qu'il faut faire
- Vérifie que ton capital est entièrement libéré : sinon, le taux de 15 % est perdu.
- Garde une trésorerie de sécurité dans la société, sans y laisser ce dont tu as besoin pour vivre.
Bon à savoir : pas d'acompte d'IS la première année. Ensuite, quatre acomptes trimestriels si l'IS de l'année précédente dépasse 3 000 €.
Sources : CGI art. 219 ; BOFiP BOI-IS-LIQ-20-10 ; service-public.fr, fiche F23575.
Partie 6 : Flat tax ou barème pour tes dividendes
Par défaut, tes dividendes sont taxés à la flat tax de 31,4 % : 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. Tu peux choisir à la place le barème de l'impôt sur le revenu, sur ta déclaration : les dividendes ne sont alors imposés que sur 60 % de leur montant, une partie de la CSG (6,8 %) se déduit de ton revenu de la même année, et les prélèvements sociaux restent les mêmes.
Exemple chiffré
- Flat tax
- 3 140 €
- Barème
- 2 445 €
- Flat tax
- 3 140 €
- Barème
- 3 456 €
10 000 € de dividendes, entièrement taxés dans la même tranche, prélèvements sociaux de 1 860 € compris dans les deux cas. Au barème : impôt sur 6 000 €, moins 680 € de CSG déductible.
En règle générale, le barème est gagnant tant que ta tranche reste à 0 % ou 11 %, dividendes compris ; à partir de la tranche à 30 %, la flat tax l'emporte le plus souvent.
Ce qu'il faut faire
- Fais le calcul chaque année, avec tous les revenus de ton foyer : le choix se fait au moment de la déclaration, case 2OP.
- Regarde aussi tes autres revenus de capitaux et tes plus-values de l'année avant de cocher.
Attention : l'option pour le barème est globale. Elle s'applique à tous les revenus de capitaux et à toutes les plus-values de titres du foyer de l'année, pas seulement à tes dividendes. Une grosse plus-value peut alors coûter plus cher.
Sources : CGI art. 200 A et 158, 3-2° ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-15 ; BOFiP BOI-IR-BASE-20-20 § 200 ; service-public.fr, fiches F2613 et F2329.
Partie 7 : Verser tes dividendes dans les règles
Les dividendes se décident après la clôture de l'exercice : tu approuves les comptes, dans les 6 mois, et tu décides, en tant qu'associé unique, de distribuer tout ou partie du bénéfice après impôt, plus les réserves, moins les pertes. Le tout par un procès-verbal daté.
Au moment du versement, la société retient 12,8 % d'acompte d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, puis déclare ce qu'elle t'a versé. L'acompte est déduit de l'impôt sur le revenu dû sur ces dividendes, calculé l'année suivante, et remboursé s'il dépasse cet impôt.
Le chiffre à retenir
si le revenu fiscal de référence de ton foyer d'il y a deux ans est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple). À demander au plus tard le 30 novembre de l'année qui précède le versement.
Ce qu'il faut faire
- Rédige le procès-verbal d'approbation des comptes et de distribution, daté, avant tout versement.
- Si tu es sous le seuil, remets chaque année à ta société une attestation sur l'honneur avant le 30 novembre, et garde-la dans son dossier.
- Mets de côté l'impôt qui reste dû : la dispense décale l'impôt, elle ne le supprime pas.
Attention : une dispense demandée à tort coûte une amende de 10 % de l'acompte qui n'a pas été prélevé. Et la dispense ne porte que sur l'impôt : les prélèvements sociaux sont toujours retenus.
Sources : Code de commerce art. L. 232-11 et suivants ; CGI art. 117 quater et 242 quater ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-30-20-10 ; service-public.fr, fiche F2613.
Ce qui ne tient pas
Certaines pratiques circulent. Elles exposent à un redressement, avec des majorations.
- Prendre de l'argent dans la société sans décision ni écriture. Dans une société à un seul associé, tout ce qui sort doit avoir un nom : salaire, dividende ou remboursement de frais. Sinon, c'est imposé chez toi comme un revenu distribué.
- Laisser ton compte courant d'associé devenir négatif. La société n'a pas le droit de te prêter de l'argent.
- Te verser une rémunération sans rapport avec ton travail. La part en trop n'est pas déductible, et elle est imposée comme un revenu distribué.
- En EURL, de gros dividendes avec 1 000 € de capital « pour éviter les cotisations ». La règle des 10 % les y soumet.
- Tout en dividendes en pensant préparer ta retraite. Les dividendes ne valident aucun trimestre.
Ce que Sacha vérifie aussi
Pendant ton bilan, Sacha passe en revue ces pistes et les range dans ton dossier : à essayer, à vérifier, c'est fait.
- Faire prendre en charge sa mutuelle et sa prévoyance
- Se faire verser des CESU et des chèques-vacances par sa SASU
- Avancer de l'argent à sa société en compte courant d'associé
- Toucher ses dividendes par une holding
Sacha cherche ton bon mélange
En 10 minutes, il compare salaire et dividendes avec ton bénéfice et ton foyer, vérifie tes trimestres de retraite et range chaque piste : à essayer, à vérifier, c'est fait. Bilan gratuit, sans carte bancaire.
Questions fréquentes
Vaut-il mieux se verser un salaire ou des dividendes en SASU ?
Au net, les dividendes laissent souvent plus d'argent : dans nos calculs, le tout-dividendes l'emporte à 40 000, 100 000 et 150 000 € de bénéfice, et le moitié-moitié seulement à 60 000 €. Mais les dividendes n'ouvrent aucun droit : sans salaire, ni trimestres de retraite ni indemnités en cas d'arrêt. Le bon choix dépend aussi de ce que tu veux protéger.
Combien coûte un salaire de 2 000 € net par mois en SASU ?
Environ 3 605 € par mois pour la société, soit à peu près 43 300 € par an, pour un président sans assurance chômage. Les cotisations représentent environ 80 % du salaire net.
Les dividendes d'une EURL sont-ils soumis aux cotisations ?
Oui, pour la part qui dépasse 10 % du capital, des primes d'émission et des sommes en compte courant : elle supporte les cotisations sociales, comme une rémunération. En dessous, c'est la flat tax de 31,4 %, comme en SASU.
Quel est le taux de la flat tax sur les dividendes en 2026 ?
31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le foyer peut choisir à la place le barème de l'impôt, avec un abattement de 40 % sur les dividendes, souvent gagnant tant que sa tranche reste à 0 % ou 11 %.
Un président de SASU sans salaire valide-t-il des trimestres de retraite ?
Non. Seul le salaire soumis à cotisations compte pour la retraite : les dividendes ne valident aucun trimestre. En 2026, il faut 1 803 € de salaire brut par trimestre, et 7 212 € sur l'année pour en valider 4.
Sources
- service-public.fr, fiche F2613 : imposition des dividendes, flat tax et dispense d'acompte
- service-public.fr, fiche F2329 : prélèvements sociaux et CSG déductible
- service-public.fr, fiche F23575 : impôt sur les sociétés
- service-public.fr, fiche F1761 : trimestres de retraite des salariés
- Code de la sécurité sociale art. L. 136-3, II-2° : dividendes des gérants non salariés (règle des 10 %)
- impots.gouv.fr : réforme de l'assiette sociale des indépendants
- BOFiP BOI-IS-CHAMP-20-20-30 : option pour l'IS et renonciation
- CGI art. 200 A, 219 et 239 ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-15 et BOI-RPPM-RCM-30-20-10
- Règles du simulateur officiel de l'Urssaf (version du 1er juillet 2026)
- Décision citée : CAA Marseille, 26/01/2024, n° 22MA02255
Vérifié le 28 octobre 2026, avec les mêmes données que Sacha. Prochaine vérification : janvier 2027, après la loi de finances et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2027. Une erreur ? Écris-nous à contact@fiscopote.fr.